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vendredi 7 novembre 2008
Article rédigé par
Depuis l’ascension du bio dans notre mode de vie, il y a eu des créations de labels à la pelle. Comment y voir plus clair, et surtout comment reconnaitre un vrai produit bio d’un pseudo produit estampillé par un vague logo plus ou moins ressemblant. Parce que oui on voit beaucoup de logo plus ou moins trompeur (exemple ? un logo ressemblant très franchement au logo cosmébio sur une bouteille de soin L’Occitane qui n’a rien de bio évidemment - ou même des soins Yves Rocher au nom plutôt évocateur Biocalmille ...)
Certaines appellations sont très ambigus (”vert”, “écologique” ou “naturel”) ne repose sur aucune norme officielle, tout fabricant peut s’autoproclamer “nature”, personne n’ira vérifier ce qu’il entend par là. Il n’a juste pas obtenu (ou pas demandé, car c’est un service bien sûr payant) de label bio. On lira donc les étiquettes bien en détail avant de choisir.
* Max Havelaar
Café,
thé, chocolat, riz, bananes... De nombreux produits que nous consommons
tous les jours sont cultivés par des paysans des pays en développement.
Trop souvent, ces producteurs ne peuvent pas vivre de leur travail,
car ils sont isolés face aux mécaniques des grands marchés mondiaux.
Pour changer la donne, le réseau international Fairtrade a lancé un
défi : construire, à son échelle, un commerce international plus
équitable. En France, l’association à but non lucratif Max Havelaar
France se charge de développer cette nouvelle forme de consommation.
Pour cela, elle convainc les acteurs économiques et sensibilise
l’opinion.
Ceux ci dit, si le produit est transformé comme en cosmétique par exemple, cela ne signifie en aucun cas que le produit est naturel ou bio.
* AB
D’utilisation
volontaire, la marque AB permet aux professionnels qui le désirent et
qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique
leurs produits. Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce
à une reconnaissance visuelle rapide.
Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture
qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :
* FSC - Forest Stewardship Council
Il
s’agit d’un écolabel. FSC est une association d’utilité publique
internationale qui s’engage pour une exploitation durable des forêts.
Le fsc est soutenue par toutes les grandes organisations
environnementales, par des organisations engagées sur le plan social et
des organisations de l’économie forestières et du bois. Le FSC est
indépendant et ne poursuit en aucun cas des interets financiers. Le fsc
s’engage dans le monde entier pour une économie forestière respectueuse
de l’environnement et supportable du point de vue sociale et économique.
* PEFC
Comment
concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre
de la planète ? Comment préserver les ressources naturelles tout en
permettant aux hommes d’en vivre décemment et durablement ? Telles sont
les questions auxquelles le développement durable entend apporter des
réponses.
Dans le monde forestier, l’application des principes de la gestion
forestière durable a permis de progresser en ce sens. Dans certaines
régions, on a ainsi pu mettre un frein à la déforestation ou lancer des
programmes d’aménagement forestier, de plantation. Ailleurs, comme en
Europe, on a fixé des règles communes pour préserver l’équilibre entre
l’exploitation forestière, les loisirs et les exigences de l’écologie.
Avec la certification PEFC, les forestiers de tous les horizons sont
parvenus à harmoniser les principes de la gestion forestière durable de
terrain. De cette pratique, ils ont aussi fait une marque pour
distinguer le résultat de leurs efforts : le bois certifié que vous
achetez.
* EKO (skal)
EKO est le label attribué par Skal , organisme de certification des produits biologiques aux Pays-Bas, et par les autorités publiques. Un
aliment labellisé EKO est produit selon des méthodes respectueuses de
l’environnement, détaillées par la réglementation. Les OGM sont bien
évidemment proscrits. Il n’y a pas de recours aux pesticides et engrais
chimiques, rotation des cultures pour les produits végétaux et
l’élevage extensif, aliments biologiques essentiellement (90%),
traitements antibiotiques sont limités. Les Produits transformés
doivent suivre ces critères : 95 % des ingrédients au minimum doivent
être issus de l’agriculture biologique. Les aliments contenant entre
70% et 95% d’ingrédients biologiques peuvent indiquer : “_ % des
ingrédients d’origine agricole ont été obtenus selon les règles de la
production biologique”. La liste des ingrédients doit préciser quels
sont les ingrédients concernés.
* Ecocert
Les
3 premières lettres ECO signifie Ecologie et les quatre dernières Cert
signifie Certifiée.ECOCERT est un organisme de contrôle et de
certification, dont l’activité est à ce titre encadrée par les Pouvoirs
Publics et la législation. C’est donc cet organisme de contrôle «
Ecocert » qui est présent dans plus de 80 pays et dont la mission
essentielle est de délivrer aux produits un certificat garantissant le
respect rigoureux du cahier des charges sur les procédures de cultures,
de conditionnement, de qualité, d’origine et de traçabilité.
L’étiquetage permet une identification claire des produits
Bio à plus de 95%
Les produits biologiques dont la teneur en ingrédients biologiques est
supérieure à 95% ont droit à la mention “Agriculture Biologique” dans
leur dénomination de vente et peuvent bénéficier du logo AB et du logo Européen.
Bio à plus de 70%
Pour ces produits, la mention “Agriculture Biologique” n’est pas
autorisée. L’étiquetage indiquera “x% des ingrédients d’origine
agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique”
et distinguera les ingrédients biologiques des ingrédients de
l’agriculture conventionnelle dans la liste des ingrédients.
Bio en conversion
Les produits agricoles non transformés et les aliments composés d’un
seul ingrédient d’origine agricole issu d’une exploitation en
conversion peuvent porter la mention “conversion vers l’Agriculture
Biologique”.
* Demeter
L’agriculture
bio-dynamique complete l’agriculture bioogique par des méthodes et
pratiques spécifiques comme la fabrication et l’utilisation de
préparations d’origine végétale animale ou minérale pour traiter
fertiliser les sols... Les préparations sont brassées (dynamisées) puis
répandues sur les cultures selon un clanedrier liés aux astres (lune,
soleil ...)
“L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés « thérapeutiques ».”
* Oeko tex
Avec
l’Oeko-Tex® Standard 100, la branche du textile et de
l’habillement dispose pour la première fois d’une référence identique
partout dans le monde pour l’évaluation objective des matières nocives.
Sont contrôlés et certifiés les produits bruts, semi-finis et finis à
tous les niveaux de transformation tout au long de la chaîne textile, y
compris les accessoires.Les produits textiles ne peuvent être
certifiés selon l’Oeko-Tex® Standard 100 que si l’ensemble de leurs composantes remplit sans exception les critères requis.
* Cosmébio / Cosméco

Deux
niveaux de certification ont été établi : le label « BIO » , pour «
cosmétiques écologiques et biologiques » et le label « ECO » pour des «
cosmétiques écologiques ». Il est délivré par ECOCERT.
Le label bio requiert un minimim de 95 % des
ingrédients naturels et un maximum de 5 % d’ingrédients de synthèse.
(dont 10% d’origine biologique certifié)
Le label eco quant à lui requiert un minimum de 50% des ingrédients d’origine naturelle et 5% d’origine bio certifés.
Principales garanties :
Sélections des ingrédients (produits garantis sans OGM, sans
matières issues de la pétrochimie, sans parfum ni colorant de
synthèse), sélection des procédés de transformation et de fabrication.
La mise sur le marché des produits cosmétiques se fait dans le
respect et pour le bien-être des consommateurs, par une information
exhaustive et une transparence sur l’ensemble de la filière jusqu’au
produit fini.
Respect de la vie en général (produits non testés sur les animaux),
par des mesures spécifiques dans le cadre du respect de l’environnement
(emballages recyclables et non polluants, tri sélectif...)
Développement durable, commerce équitable.
* Nature et progrès
Nature
et Progrès est aussi une fédération internationale d’agriculture
biologique. Elle regroupe des associations de consommateurs et de
producteurs qui militent pour une agriculture biologique, écologique,
équitable et durable dans la biodiversité.
Le cahier des charges Nature et Progrès est parmi les plus stricts.
On aime la charte transparentes disponibles en ligne.
* Bdih
C’est
en Allemagne, pays précurseur en cosmétique biologique, qu’est né en
1996 le groupe BDIH ( De même que Cosmébio, un cahier des charges
concernant la production de produits de beauté naturels est alors
élaboré. Sur cette base, un organisme indépendant veille à examiner la
composition des produits à certifier, et leurs méthodes de production.
-Cosmétiques formulés à partir de matières premières
naturelles, issues du règne végétal ou minéral. Priorité aux végétaux
de culture BIO
Bases lavantes et émulsifiants d’origine végétale, obtenues par des techniques “douces” (hydrolyse, estérification)
Tests sur des personnes volontaires ou des cultures de cellules.
Utilisation très restreinte de quelques conservateurs doux (acide benzoïque, acide sorbique).
On exclut bien évidemment les produits de la pétrochimie, Les colorants ou parfums de synthèse ,Les bases lavantes ou émulsifiants éthoxiliés, L’irradiation, Les OGM, Les matières premières d’origine animale, sauf issus de l’animal vivant (ex : lanoline), Le blanc de baleine ou collagène animale, Les tests sur les animaux.
* 1% pour la planète
Il
ne s’agit pas à d’un label sur la qualité d’un produit mais d’une
action pour la planète ! À l’heure actuelle, plus de 700 entreprises à
l’échelle mondiale sont membres de 1 % pour la planète et s’engagent à
verser cette somme impressionnante annuellement à des organismes
environnementaux. 1 % PLP est un moyen très efficace pour une
entreprise d’inciter un changement positif en matière de responsabilité
environnementale, de faire reconnaître un engagement, et d’encourager
des actions éventuelles de la part des consommateurs et des entreprises.
Bien sur il en existe bien d’autres comme des labels d’autres pays
biocos par exemple, agreco , imo, gs, agrocert, IVN, GOTS, Soils
association ... Chaque label renferme une charte spécifique plus ou
moins stricts. A suivre ...
Officinea (xxx.xxx.xxx.168) le 12 novembre 2008 à 21h15
Que voilà un bel article Emie ! Félicitations !
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Emie (xxx.xxx.xxx.167) le 13 novembre 2008 à 09h25
On se rend vraiment compte que les labels sont nombreux ... et encore je ne les ai pas tous répertorié ...
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Nicole TRIPIER (xxx.xxx.xxx.116) le 4 décembre 2008 à 11h21
Le label AB (Agriculture Biologique)
Le Label Agriculture biologique, au départ défendu par l’Association Nature et Progrès (début des années 80), est aujourd’hui reconnu par le Ministère de l’agriculture. Les règles essentielles imposées par le cahier des charges du label AB sont les suivantes :
interdiction de toute utilisation de produits chimiques de synthèse. Avec une méthode de culture moins intensive des surfaces agricoles, c’est le principe de base de l’agriculture biologique : pas de recours aux engrais chimiques ni aux pesticides de synthèse.
méthodes alternatives : la rotation des cultures et l’emploi d’engrais non chimiques (engrais verts, par exemple) permettent une bonne fertilité des sols, . Des méthodes de désherbages mécaniques sont employés (manuel, thermique, paillage...). Des méthodes de luttes biologiques et des insecticides dits naturels permettent de lutter contre les insectes nuisibles, des produits tels que le soufre ou le cuivre sont utilisés pour contrer les champignons parasites.
En ce qui concerne l’élevage, les animaux sont en plein air, beaucoup moins nombreux au mètre carré, pour répondre à la logique de l’extensif. En outre, les conditions d’abattage doivent répondre à certaines règles.
L’obtention du label AB se fait auprès de la direction départementale de l’agriculture et de la forêt, et demande une certification à l’un des six organismes de contrôle agréés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La période de conversion de 2 ans commence, visant à préparer la terre et/ou le cheptel. Les producteurs bio sont contrôlés, sur rendez-vous, 1 fois par an par l’organisme de contrôle qu’ils ont retenu au départ. En plus, la moitié des producteurs sont contrôlés une seconde fois de façon inopinée. La DGCCRF confirme, aujourd’hui, que les processus de contrôles sont fiables.
Les produits labellisés AB doivent contenir au moins 95 % d’ingrédients bio. Depuis 2000, un logo européen peut être apposé sur les produits provenant exclusivement de l’Union Européenne..
Le logo Européen Bio Un produit labellisé AB doit respecter la réglementation européenne en vigueur depuis 1991.
Dans un souci d’harmonisation européenne, un projet de nouveau règlement de la Commission européenne (juin 2006) pourrait déboucher sur des produits "bio au rabais", puisqu’il tolérerait la présence d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) par contamination jusqu’à un seuil de 0,9 %, ainsi que les pesticides. En plus, il serait interdit d’indiquer sur les étiquettes que le produit a été soumis à des exigences supérieures au règlement européen ou que le produit correspond au cahier des charges plus strict correspondant au logo AB. C’est évidemment un retour en arrière, glissant vers une " agriculture raisonnée " plutôt qu’une agriculture " bio ".
Les producteurs et tous les acteurs de la filière bio comptent aussi sur la mobilisation des " consommacteurs " !
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boutique bio (xxx.xxx.xxx.153) le 9 avril 2009 à 16h27
L’interdiction des labels nationaux ne s’applique pas aux labels privés, la solution sera peut être une union de consommateurs et de certains producteurs pour valider un cahier des charges beaucoup plus restrictif. C’est ainsi que nous préserverons la confiance des gens dans le bio et non en leurs disant qu’il y a moins d’un pourcent d’ogm ou de pesticide dans les produits bio...
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Du Coté Bio (xxx.xxx.xxx.146) le 5 juillet 2009 à 12h32
L’engouement pour l’utilisation des produits de beauté et d’hygiène « naturels » étant bien visible, la cosmétique biologique se démocratise et c’est tant mieux.
Toutefois, parmi une multitude de marques et des milliers de produits bio, il n’est pas toujours évident pour le consommateur de faire la distinction entre les marques réellement engagées dans le biologique et les marques qui suivent le mouvement.
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