Le jour d’après le dernier jour de l’année est souvent un drôle de jour, généralement c’est un jour de peu d’envie…
Pas envie d’un verre de vin, même ce petit Crosnes Hermitage parfumé et amical de la veille qui est pourtant tombé en série dans des verres offerts, même ça, le jour d’après on l’échange volontiers contre une eau plate avec juste un doigt d’alca’ et un autre d’aspi siouplais…
Pas plus envie de manger. Il y a même des mots qui… Le mot gras par exemple, juste gras, même pas la peine d’ajouter foie devant que déjà on se sent aussi bien que sur un paquebot sur la Manche un jour de tsunami, et pourtant ce n’est qu’un mot… Gras ! Il suffit d’un de ses mots pour qu’on rejette même l’idée d’un repas pour moi ça s’ra juste un 0% avec trois grains de sucre pour ce soir… non d’ailleurs 2 grains ça s’ra assez.
Le jour d’après a donc été pour moi un jour de peu d’envies pendant lequel j’ai soigneusement évité tous les endroits bruyants, les montres et leur tictac effrayant, la cheminée et ses crépitements de mitrailleuse, le robinet et ses gouttes assassines…
Ce drôle de jour je me suis d’ailleurs essayé à la transparence avec un certain succès d’ailleurs. Dès que quelqu’un m’approchait, je me concentrais très très fort en fronçant le sourcil et visiblement je disparaissais puisque personne ne m’a approché de la journée…
Cela dit mon froncement de sourcil semble aussi avoir provoqué des hallucinations visuelles, puisque j’ai entendu mon fils lancer au reste de la famille, faites gaffe y’a un ours dans le salon, terrain miné faites un détour ! Mi-invisible mi-ours, ça m’allait tant que personne n’imaginait possible de venir me parler avec une grande bouche faisant autant de bruit que le son d’un canon.
C’est comme ça que j’ai donc passé ma journée dans la position de la moule de canapé coincé dans un de ses replis à juste laisser glisser le temps.
Et puis les ventres de ceux de ma tribu qui ne semblaient pas s’être arrêtés quelques heures plus tôt, ont commencé à couiner, gargouiller… Jusqu’à ce que, lassé de ces bruits infernaux, je lâche enfin mon rocher de bonheur tranquille et que je retourne en cuisine… enfin de la voix.
Du coup pour une fois j’ai testé la cuisine à distance, en donnant les instructions de la voix et arrêtant ceux qui faisaient mine de me montrer l’état de la préparation d’un strident et paralysant, nourriture pas approcher ! pas approcher !!!
Et au final, ils ont réussi à préparer de bien jolis cookies, enfin ça donnait l’impression de loin… de bien jolis cookies que je goûterai demain… demain ou après-demain.
Cookies rocher au peanut butter
Ingrédients : 220g de farine à gâteau (farine avec poudre levante) - 120g de beurre demi-sel mou – 1 œuf – 120g de sucre roux en poudre – 90g de pépites de peanut butter
Mélanger le beurre et l’œuf. Mélangez la farine et le sucre dans un autre saladier. Versez par-dessus le beurre à l’œuf et mélangez rapidement. Ajoutez les pépites et mélangez encore rapidement.
Faites des tas de pâte que vous poserez sur une plaque de four couverte de papier sulfurisé. Pas la peine de faire des tas réguliers.
Enfournez dans un four préchauffé à 200° pendant 15 minutes. Laissez tiédir et à vous l’Amérique !
On trouve maintenant assez facilement des pépites de peanut butter sur internet, j’en ai par exemple trouvé là : Pépites de peanut butter (regardez d’ailleurs au passage toutes les autres irrésistibles " horreurs " de leur catalogue !). Les miennes sont arrivées directement des Amériques grâce à mon aventurière préférée qui y était partie de longs mois…
Et puisque ce drôle de jour est aussi le premier de l’année j’en profite pour vous souhaiter une très très bonne année et pleine de raviolis !
Mais pourquoi, l’année prochaine j’aurais peut-être faim… est-ce que je vous raconte ça…
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