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mardi 22 juin 2010
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Le surréalisme de l’équipe de France durant la Coupe du monde de football pourrait passer pour une nouvelle forme d’art chez les esprits larges, mais le cirque des Bleus n’est pas appelé à occuper les médias éternellement. A des milliers de kilomètres de l’Afrique du sud, en Chine, le monde entier peut désormais admirer les qualités de la France à l’Exposition universelle de Shanghai. Après la consécration de la fête de la musique du 21 juin dans l’hexagone, que les chinois ont salué, les responsables français à Shanghai font désormais place à l’art contemporain dans toute sa nouveauté... quitte à surprendre les chinois, parfois irrités mais finalement compréhensifs.
La création contemporaine française vit de beaux instants en Chine. L’espace Focus du Pavillon français à l’Exposition Universelle de Shanghai fait honneur aux quatre finalistes du Prix Marcel Duchamp 2009. Ils y exposent leurs œuvres pour un mois, grâce en partie au soutien de la banque Lombard Odier qui a affiché sa volonté de stimuler les créateurs. L’événement, marqué par le dixième anniversaire du prix Marcel Duchamp, a laissé planer un parfum de censure. L’exposition ferait l’objet d’une crispation côté chinois en raison de l’une des œuvres exposées, réalisée par Damien Deroubaix : un colosse rose tenant dans sa gueule des billets de banque chinois.
Gilles Fuchs, président de l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (Adiaf) avoue que la position officielle des autorités chinoises est floue, mais qu’ « il y a eu un froncement de sourcil des censeurs devant le colosse qu’ils ont trouvé irrespectueux parce qu’il faisait référence à des pratiques funéraires chinoises ». Qu’à cela ne tienne, le président de l’Adiaf se félicite de l’exposition : « Il y a encore dix ans, on me sifflait aux oreilles que l’art français n’existe pas. Plus aujourd’hui ». Gilles Fuchs entend profiter de la mondialisation de l’art pour « montrer une sensibilisation française, enrichie de toutes sortes d’influences diverses ».
Je suis un philosophe animé par un esprit d’ouverture. A 67 ans j’ai encore le courage de creuser et de trouver des nouvelles voies de réflexions. (...)
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