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lundi 4 juillet 2011
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Une étrange peinture du Christ portant un globe de verre d’une main, et faisant un signe de bénédiction de l’autre, tout en jetant sur le spectateur un regard d’extra-terrestre, vient d’être authentifiée comme un portrait longtemps perdu, réalisé par Léonard de Vinci. Selon ARTnews, l’œuvre rejoindrait « toute découverte artistique majeure des 100 dernières années ». Intitulé Salavator Mundi (« Sauveur du Monde »), le tableau sera présenté en novembre, à la National Gallery de Londres, lors d’une exposition consacrée à de Vinci. On dit que son prix demandé serait de 200 millions de dollars (environ 138 millions d’euros).
Découverte lors de la vente d’une succession il y a six ans, la peinture de 70 cm de haut est à présent la propriété d’un « consortium de marchands d’art », dont fait partie le spécialiste new-yorkais Robert Simon. Ce dernier l’a faite analyser par plusieurs institutions, et notamment le Metropolitan Museum of Art. Ce n’est qu’après avoir ôté plusieurs couches de vernis – dûes à d’anciennes restaurations de mauvaise qualité – que les experts ont pu juger qu’il s’agissait bien d’un chef-d’œuvre manquant de Léonard. La pièce serait passée dans les mains de Charles 1er et Charles II d’Angleterre, et aurait été reproduite en gravure par Wenceslaus Hollar, dans les années 1750. Selon ItalianRenaissanceArt.com, le tableau avait été initialement commandé par Louis XII, et achevé en 1513.
Les circonstances de la découverte demeurent très confidentielles, et le reportage d’ARTnews est rempli de témoignages anonymes. Mais, parmi les spécialistes impliqués dans l’attribution, on trouve Martin Kemp de l’Université d’Oxford, ainsi que la curatrice du Met, Carmen Bambach. Ils intégraient une équipe mandatée par le directeur de la National Gallery, Nicholas Penny. La peinture, dont on a diffusé une image en noir et blanc, montrerait pleinement le savoir-faire et le style du Maître. Un style que l’on peut clairement identifier dans certains détails, comme dans ce costume « peint en bleu, avec une douceur miraculeuse ».
D’un point de vue thématique, le tableau présente une version très différente du Sauveur représenté dans La Cène. Ici, le Christ est montré dans son rôle de juge, faisant le tri entre le bienheureux et les damnés. Comment l’œuvre sera-t-elle jugée, à son tour, par la communauté artistique ? Trop tôt pour le dire. La Madone aux œillets, un autre chef-d’œuvre de la Renaissance exposé à la National Gallery, avait été attribué à Raphael par Nicholas Penny lui-même, avant d’être acheté en 2004 pour 34,88 millions de livres. L’attribution avait ensuite été contestée par les historiens. Selon ARTnews, l’exposition de ce nouveau de Vinci fait déjà grincer des dents, notamment à cause de son prix considérable.
Crédit Photo : DR - Le ’Salvator Mundi’, attribué à Léonard de Vinci
samira (xxx.xxx.xxx.184) le 6 juillet 2011 à 13h53
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