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mardi 26 janvier 2010
Eclairer le passé pour comprendre le présent : une mission sacrée. Informer pour cultiver : une passion que je veux (...)
Consulter la fiche auteurVous avez sûrement la réponse. Sachez cependant que Fernandel, Marcel Rochas, Michel Auclair, Gérard Philipe et Jean-Gabriel Domergue ont livré leur sentiment sur la question avant que la majorité d’entre nous ne soyons nés.
La vague de froid exceptionnelle qui s’est abattue sur la France du 19 au 29 janvier 1950 n’est pas sans rappeler l’hiver que nous subissons actuellement. Mais même à l’époque, cependant, les hommes étaient de sacrés coquins et ne perdaient jamais de vue les belles choses pour se réchauffer l’esprit en lieu et place d’un bon cognac. Difficile, dans les rues de Paris, de deviner les formes qui se cachaient sous les manteaux épais des femmes. Pourtant, les parisiennes en étaient tout aussi conscientes que les hommes : chaque femme est, même sans s’en rendre compte, un élément coupé en cinq morceaux par l’attention des hommes qui la regardent. Ce fut déjà le cas à l’époque : Quand on demandait aux hommes ce qu’ils voient d’abord chez le beau sexe, on obtenait des réponses divergentes.
D’illustres personnalités, voulant rompre avec le froid de janvier 1950, ont ainsi apporté leur point de vue sur la question. Marcel Rochas, couturier, parfumeur et inventeur de la guêpière a qui on doit la création d’illustres robes utilisées dans plusieurs films français, fixait avant tout les yeux. Il ne pouvait s’en défaire : « Les yeux sont un miroir dans lequel je ne sais pas si c’est elle que je veux trouver ou moi que je cherche ». Jean-Gabriel Domergue, un passionné de dessin qui a réalisé l’affiche du premier Festival de Cannes en 1939, scrute tout d’abord la bouche. Il ne pouvait défaire son regard du vermillon : « Il n’y a rien de plus bavard qu’une bouche qui se tait. Une femme ne se livre que par ses lèvres ». Gérard Philipe, grand nom du théâtre et du cinéma à qui l’on doit notamment Juliette ou la clé des songes de Marcel Carné (1950), est littéralement captivé par le buste : « Une femme se connaît à ce qu’elle a de plus féminin, aux sources de son cœur : sa poitrine ».
Fernandel, qu’on ne présente plus et dont le général de Gaulle disait que c’était le seul français aussi célèbre que lui dans le monde, a une attirance irrésistible pour les hanches : « Mon œil va tout de suite au-dessous de la taille, la ligne de flottaison. Tangage, roulis ou bonne mer ! ». Michel Auclair, illustre comédien que nous avons tant aimé dans La belle et la bête de Jean Cocteau (1945), ne peut quant à lui détourner son regard de séducteur des jambes : « Les pieds aussi ont de l’importance. Je les aime comme ceux des héroïnes de Peter Cheyney ». Dans ce puzzle de la beauté, l’avis de Michel Auclair fut le plus répandu chez les français : les jambes furent plébiscitées. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Une femme admirée par la gent masculine doit-elle encore se mettre en cinq ?
Photo du haut : Jane Russell, star incontestée du cinéma.
Pascale (xxx.xxx.xxx.13) le 30 janvier 2010 à 16h18
La mode dans les années 50 était très rafinée. Ca me donne de la nostalgie.
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