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mercredi 21 septembre 2011
Article rédigé par
Au début de l’été, je suis tombé sur un site de partage de musique. De jeunes artistes (ou moins jeunes) y mettent en ligne leurs oeuvres pour se faire connaître et, si les internautes aiment, se faire relayer sur les réseaux sociaux. De tout ce que j’ai pu écouter sur ce site, il en est un qui ne m’a pas quitté de tout l’été. A la maison, en balade dans Paris, dans mes visites au Louvre, en vacances en Grèce, sur les plages des cyclades, la musique d’Opprefish a toujours été là, envoutante, pas entêtante mais s’imposant comme une évidence.
Opprefish, oppressive fish. Un nom élégant, qui rentre dans la tête. Une signature visuelle simple, reconnaissable. J’ai voulu en savoir plus, rencontrer ce musicien qui était entré si rapidement dans les oreilles et ma tête et n’en sortait plus. Je lui ai écrit, proposé une interview. Il a accepté.
On s’est rencontré dans un café parisien cet été, en face des tuileries. Simon - Opprefish - vient d’avoir 21 ans, ne s’est sérieusement lancé dans la musique qu’il y a moins d’un an. Bien sur, il faisait joujou avec ses logiciels de mixes depuis un bout de temps, mais le déclic est venu de ses amis qui l’ont convaincu que son travail valait mieux que le petit monde perso dans lequel il le maintenait.
Inspirations ?
Mes inspirations sont multiples, mais j’aime les sons enveloppants et les univers musicaux de Trentemoller, Dusty Kid ou Moby. Mon premier mixtape, Don’t Box Her, est d’ailleurs une forme d’hommage et d’appel du pied. J’ai commencé à travailler sur leur musique pour voir si je pouvais décalquer leur style. Avant de comprendre que ce dont j’avais envie, c’est d’avoir le mien, propre. Ce qui me fascine, c’est qu’on puisse reconnaître le travail d’un musicien en écoutant seulement quelques secondes de son travail. C’est ce que je veux pour moi.
Style ?
J’aime l’ambient, la musique qui transporte. Et si je peux arriver à ce transport avec un instrument comme le piano ou le saxo, je reste un pion. Composer, passer chef d’orchestre me libère. Je contrôle tout. Ma musique a une structure propre et c’est cette structure que je travaille pour créer, chez celui qui écoute ma musique, une tension, une attente, une impatience, parfois une déception. Ou la joie quand le son attendu arrive enfin.
Avenir ?
Je ne sais pas encore ce que je veux faire. Je suis étudiant en école de commerce. J’aime la musique. Comment articuler tout ça, je ne sais pas encore. Avec des amis, on réfléchit à faire des soirées, un peu d’événementiel. Mais je veux avoir un travail musical totalement libre. L’envers de cette liberté, c’est le temps que cela me prend pour me faire connaître : réseautage, envoi de mails à des maisons de production, chat avec des blogueurs et twittos influents, relance etc. Si je veux réussir avec ma musique, je ne dois pas faire les choses à moitié. Mais cela pourrait entrer en conflit avec mes études menées en parallèle. En tout cas, mon objectif, le challenge qui m’intéresse, c’est de jouer en live un jour. Ou créer une boite proposant des environnements sonores ! J’ai du temps, non ?
Voilà. Opprefish est un vrai coup de cœur. Sa musique est entrée dans mon quotidien, a coté de Seppuku Paradigm, Deru ou Clint Mansell. Je vous laisse avec Emovolution. A vous de le découvrir si ce n’est déjà fait, d’aimer et de partager. Bonne écoute !
Emovolution (FREE DOWNLOAD) by Opprefish
Manuel Atréide
Wagnérien, amateur d’opéra, de danse contemporaine, d’art et de culture. Signe distinctif : très eclectique.
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