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mardi 13 avril 2010
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Le printemps annonce souvent des couleurs vives. Dans les urnes, les oranges du MoDem viennent d’être submergées par une vague rose et verte. Soit. Mais n’oublions pas qu’en d’autres occasions l’orange fut à la fête. Il y a exactement 60 ans, en avril 1950, à la vue des belles femmes habillées en orange de la tête aux pieds, on pouvait entendre dans les rues des grandes villes « admirez ces robes oranges ! admirez cette clarté orange ! ». François Bayrou vit le jour l’année d’après, le 25 mai 1951. Toutes les femmes se découvraient alors en orange.
Les collections du printemps 1950 arboraient, pour chacune d’entre elles, des robes oranges. Cette année là, l’orange avait envahi l’hexagone et conquis le cœur de l’ensemble des femmes et des hommes. Ce fut la couleur de toutes les robes, et elle prit le relais du noir et du gris, en vogue dans les années 40. Les grands noms de la couture n’ont pas pu résister. Schiaparelli offrit ainsi une robe à danser avec jupe en crakenil et froncée à la taille, et qui laissait entrevoir un corsage drapé, en jersey, découvrant une épaule. Jacques Griffe dévoila de son côté une robe du soir en ottoman de soie. Assortie d’une jupe très large, ses plis en crête de coq élargissaient les hanches. C’est également chez Jacques Griffe que l’on put découvrir une robe "surprise party" en taffetas. Elle laissait entrevoir une jupe plate avec double effet de coquille. Le couturier Alwyn, pour sa part, proposa deux robes en mousseline de soie, la première pour jeunes filles, avec une jupe plissée et un corselet en satin, la seconde très ample.
A Paris, Alwyn (qui n’avait que 24 ans) fut la révélation du printemps. L’orange, qui fit l’unanimité, se déclinait de différentes façons chez les couturiers : Pour Schiaparelli il fut mandarine, pour Jacques Griffe il fut peau d’orange et pour Alwyn il fut fleur de passion ou même coucher de soleil. Intrigués, de nombreux observateurs ont voulu comprendre cet engouement soudain pour l’orange. On leur répondit, sans vraiment en être convaincu, que c’était la couleur atomique, par réaction contre le noir, et qu’elle symbolisait le retour des oranges sur les étalages. Après tout, que les couturiers aient tous eu envie de faire en même temps une robe orange pour le bal du printemps n’était pas un phénomène isolé. En 1925, déjà, il y avait eu une première grande vague de l’orange dans la mode. Elle se déclencha aussi mystérieusement que celle qui fit son apparition un quart de siècle plus tard.
Dominique (xxx.xxx.xxx.202) le 13 avril 2010 à 20h21
Mais alors tout s’explique. La mère de François Bayrou serait l’une de ces femmes en orange et elle aurait transmis l’amour de cette couleur à son fils lorsqu’il était tout petit. Il est intéressant de voir où les hommes politiques puisent leur inspiration, en l’occurence ici pour le logo du parti politique qu’il fonde. Merci de m’avoir éclairé dans l’attente, espérons le, d’un livre sur le sujet. Bien à vous, Dominique
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