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Quand les couturiers de Paris rendaient à la femme sa liberté

mardi 14 avril 2009

Article rédigé par Dominique Rhinoblanc


Avril 1949 : La mode se distingue sous le signe du décolleté.

Alors que le Vampire de Londres défrayait la chronique, qu’on se penchait sur le Berlin occupé ou que Sartre désertait le Café de Flore devenu trop encombré, l’univers de la mode fut en émoi lorsque la Duchesse de Windsor, pour son voyage en Angleterre, a opté pour un décolleté peu commun orné de grandes ailes en piqué blanc. Quelque chose a résolument changé. Chez les mannequins de haute couture, en ce printemps de 1949, ce sont les épaules et la gorge qui ont triomphé. Le décolleté l’emportait de plusieurs points sur la taille, les hanches ou les chevilles. Désormais, la mode mettait en avant l’échancrure du corsage. On connaissait les modes « fourreau » et les modes « abat-jour ». En ces premiers jours de soleil de l’année 1949, ce fut une mode « fleur épanouie » qui faisait son apparition. Les modélistes l’ont imaginé à partir de la taille en prolongeant vers les épaules.

A l’époque, on s’en est amusé en comparant ce nouveau style au papier d’argent qu’on met autour d’un bouquet de fleurs ou le cornet qui contient un sorbet à la fraise. L’échancrure en V partait presque de la ceinture tandis que l’échancrure cocotte de papier avait l’air de donner des ailes au buste. Le décolleté n’était plus réservé aux seules robes du soir. A toute heure de la journée, les différentes robes dégageaient les épaules ou s’entrebâillaient en pointe vers la gorge. Les bretelles c’était fini. Dorénavant la mode n’était plus suspendue : elle se bâtissait de bas en haut. Cette nouvelle donne faisait la part belle à la liberté et à la splendeur du buste. Les artifices furent remisés au placard, et le faux-sein se vit condamné. Ce fut très audacieux pour l’époque. Même les mannequins refusèrent de lever les bras en présentant les modèles.

Photo : Brigitte Bardot. A l’aube des années 50, BB fut présentée comme la nouvelle Leslie Caron, une actrice et danseuse franco-américaine remarquée entre autre dans Un Américain à Paris (1951) de Vincente Minnelli. 

Quand les couturiers de Paris rendaient à la femme sa liberté

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  • > Il y a 60 ans, les couturiers de Paris rendaient à la femme leur liberté

    Darius Narebski (xxx.xxx.xxx.64) le 15 avril 2009 à 20h54

    Relater la mode du printemps 49, faut le faire. Quelques photos en plus n’auraient pas été de trop ;-)

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